PERSPECTIVES

Perspectives du marché mondial 2019 — Mise à jour du T4 :
Quitte ou double?

L'incertitude à l'endroit des pourparlers commerciaux entre la Chine et les États-Unis, et dans une moindre mesure du Brexit, occupe le devant de la scène. Même si ces négociations si imprévisibles alourdissent les risques, nous avons de raisons de croire qu'une récession peut être évitée et que le cycle va durer encore quelques années.

PERSPECTIVES

Perspectives du marché mondial 2019 — Mise à jour du T4 :
Quitte ou double?

L'incertitude à l'endroit des pourparlers commerciaux entre la Chine et les États-Unis, et dans une moindre mesure du Brexit, occupe le devant de la scène. Même si ces négociations si imprévisibles alourdissent les risques, nous avons de raisons de croire qu'une récession peut être évitée et que le cycle va durer encore quelques années.

Une atténuation des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis est un scénario plus probable compte tenu des prochaines élections présidentielles américaines de 2020. Néanmoins, l'attitude imprévisible des deux parties et les incidents qui se sont déjà produits nous invitent à rester prudents.

Dans l'attente du moment décisif des élections

Les risques liés à la guerre commerciale ont atteint un point d'inflexion et l'orientation future repose sur les prochaines décisions des présidents Donald Trump et Xi Jinping. Les craintes d'une récession mondiale seraient ravivées si Trump devait recourir à nouveau à sa tactique préférée de pression maximale ou devant le refus de Xi de faire des concessions importantes. Il est possible aussi que ces élections arrivent trop tard. La confiance des entreprises et les chaînes d'approvisionnement mondiales ont peut-être déjà été endommagées, ce qui signifie que la courbe de rendement inversée prédit correctement une récession imminente.

L'autre scénario serait un apaisement de la guerre commerciale couplé à des mesures d'assouplissement des banques centrales mondiales et à des mesures de relance de la part de la Chine, ce qui donnerait un coup de fouet à la croissance mondiale au début de 2020 et prolongerait le cycle boursier haussier.

La logique de ce scénario optimiste nous plaît, mais les risques de baisse sont flagrants au regard des données mondiales sur la fabrication et de l'inversion soutenue de la courbe de rendement américaine. La prudence reste de mise à l'approche du quatrième trimestre.

Paul Eitelman craint que les États-Unis tombent dans la récession si les tensions commerciales venaient à empirer. Il croit que la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed) concentre ses efforts sur le chavirement de la courbe, ce qui devrait se traduire par une réduction de taux supplémentaire cette année.

La Banque centrale européenne (BCE) a joué sa dernière carte avec le retour en septembre à l'assouplissement quantitatif et la prolongation des taux d'intérêt négatifs, selon les dires d'Andrew Pease. La production automobile allemande est toujours en berne, mais la croissance des crédits reprend du poil de la bête dans la zone euro. L'Europe ressortirait grande gagnante de la fin de la guerre commerciale ou grande perdante si celle-ci devait s'accentuer.

Alex Cousley perçoit des signes de ralentissement économique dans la région Asie-Pacifique liés au tassement du commerce. On parle beaucoup de mesures de relance en Chine, pourtant les données économiques n'en font pas encore état. Les valorisations boursières sont raisonnables dans l'ensemble dans la région et un grand nombre de banques centrales ont assoupli leur politique. L'évolution sur le front de la guerre commerciale et de la politique en Chine restent à surveiller.

Van Luu trouve que le taux de change GBP/USD offre une valeur intéressante et que le potentiel de hausse est ample si un Brexit sans accord est évité. Toutefois, il continue de privilégier le yen qui reste bon marché et offre des possibilités de diversification défensive.

Les probabilités de récession, selon le modèle de l'indice de cycle économique américain de Kara Ng, oscillent autour de la zone d'alerte depuis quelques mois. S'il est vrai que de nouvelles mesures d'assouplissement de la Fed et l'amélioration du contexte macroéconomique et financier permettraient de sortir le modèle de la zone de danger au cours des prochains mois, Kara opte pour la prudence.

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