Les risques liés aux tarifs douaniers redéfinissent le positionnement des gestionnaires

2025-05-06

Tom Warburton

Tom Warburton

Director, Investment Research




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PERSPECTIVES EN MATIÈRE DE GESTION ACTIVE POUR MAI 2025

Principaux points à retenir:

  • L’incertitude tarifaire entraîne des changements dans les actions défensives
  • Les perspectives en matière d’IA évoluent dans un contexte de concurrence accrue
  • Le sentiment envers la Chine s’améliore
  • L’activité de fusions et d’acquisitions aux États-Unis est au point mort

Cinq grandes tendances macroéconomiques


1. Les tarifs douaniers poussent les gestionnaires en actions à adopter une posture défensive

Après avoir amorcé l’année avec une vision prudente, les gestionnaires ont adopté une posture plus défensive à mesure que la politique tarifaire américaine a accentué l’incertitude. Les gestionnaires mondiaux ont réduit leur exposition aux États-Unis et réorientent leurs portefeuilles vers les marchés émergents. Aux États-Unis, les investisseurs en actions se concentrent sur les entreprises qui ont des modèles économiques stables et une exposition limitée au commerce international. Les gestionnaires constatent que de nombreuses entreprises reportent leurs décisions en matière de dépenses et d’investissements en attendant que la situation concernant les tarifs douaniers américains devienne plus claire.

À l’extérieur des États-Unis, les gestionnaires des marchés développés cherchent à privilégier des entreprises davantage axées sur le marché intérieur. Les investisseurs en actions en Europe et au Japon, en particulier, ont évoqué des occasions favorables pour les actions orientées vers la demande intérieure.

2. Les perspectives en matière d’IA évoluent

L’annonce par DeepSeek d’une solution d’IA à code source ouvert et moins coûteuse a également entraîné un changement significatif dans les perspectives des gestionnaires. Les investisseurs sont devenus plus prudents quant à leurs attentes à long terme envers Nvidia, en tant que chef de file des semi-conducteurs pour l’IA. La concurrence a également accru la pression sur les coûts chez les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle. Les investisseurs ont renforcé leur conviction quant à la résilience des chefs de file mondiaux de la fonderie, qui peuvent surmonter les difficultés grâce à de meilleures économies d’échelle.

Les investisseurs continuent de considérer l’intelligence artificielle comme une occasion de croissance séculaire à long terme, mais ils déplacent désormais leur attention vers les entreprises de logiciels et les autres applications en aval qui profiteront des avancées dans ce domaine.

3. Le sentiment envers la Chine s’améliore

Plusieurs tendances positives émergent en Chine. Outre le lancement de DeepSeek, qui témoigne d’une compétitivité accrue en matière d’IA, le gouvernement chinois adopte une position plus constructive à l’égard de la technologie.

Les gestionnaires restent optimistes quant à la consommation chinoise, notant que les mesures de relance précédentes commencent à porter leurs fruits et améliorent les perspectives des entreprises du secteur de la consommation. L’amélioration de l’environnement, tant pour les secteurs de la consommation que de la technologie, ravive également l’intérêt pour le marché chinois des véhicules électriques, les investisseurs se montrant de plus en plus optimistes à l’égard des constructeurs chinois.

4. La réglementation financière américaine alimente l’incertitude

Les perspectives d’un boom très attendu de fusions et d’acquisitions aux États-Unis se sont estompées avant même d’avoir commencé, alors que les écarts de crédit se sont élargis en raison de l’incertitude économique. Cela a retardé la reprise attendue des titres à petite capitalisation, qui bénéficient des activités de fusion et d’acquisition. Les investisseurs réduisent également leur exposition aux sociétés de capital-investissement et aux banques d’investissement.

5. Les tendances économiques mondiales favorisent les sociétés minières d’or et de cuivre

Sur les marchés riches en ressources, notamment en Australie, au Canada et en Afrique du Sud, les sociétés minières aurifères ont été les principales bénéficiaires de la montée des inquiétudes liées à l’inflation et de la conjoncture favorable des prix. Les gestionnaires demeurent optimistes à court terme, alors que les craintes de ralentissement économique mondial s’intensifient.

Dans la continuité de cette tendance, les investisseurs restent optimistes à long terme sur le cuivre, dont l’offre devrait rester inférieure à la demande pendant plusieurs années.

Actions mondiales

Les investisseurs cherchent la voie dans le contexte perturbateur des tarifs douaniers

  • Les gestionnaires axés sur la croissance réduisent leur exposition aux entreprises américaines de consommation discrétionnaire, qui dépendent fortement des chaînes d’approvisionnement mondiales.
  • Compte tenu de la baisse du dollar américain, certains gestionnaires ont réorienté leur portefeuille vers les marchés émergents, notamment les banques locales en Asie et en Amérique latine.

Une stratégie défensive pour tempérer les pressions sur les coûts

  • Face aux risques de contraction des profits, certains investisseurs axés sur la valeur se sont tournés vers des entreprises sous-évaluées et durables. Cela inclut notamment les sociétés de biens de consommation de base et pharmaceutiques, relativement résistantes, qui affichent des bilans sains et une croissance stable.
  • Tant les gestionnaires axés sur la valeur que ceux axés sur la croissance ont augmenté leur exposition au secteur de l’énergie afin de limiter les risques inflationnistes associés.

DeepSeek fait froncer les sourcils au sujet des dépenses en calcul pour l’IA

  • Les investisseurs ont été pris de court par l’alternative peu coûteuse développée par DeepSeek en tant que moteur d’IA. Cela a entraîné une réévaluation de l’exposition aux puces, car une meilleure accessibilité à l’IA a recentré l’attention sur les logiciels et les applications en aval, considérés comme les prochains bénéficiaires de cette tendance.
  • La concurrence a également accru les pressions sur les coûts parmi les fournisseurs de matériel informatique à très grande échelle. Les investisseurs misent davantage sur la résilience des chefs de file mondiaux de la fonderie, qui peuvent surmonter les difficultés grâce à de meilleures économies d’échelle.

Les banques japonaises à l’aube d’un cycle de résultats positifs

  • Dans un contexte d’inflation persistante, les hausses de taux d’intérêt attendues de la part de la Banque du Japon (BdJ) devraient renforcer les marges d’intérêt nettes des banques locales japonaises.

Tirer profit de l’or dans un climat d’incertitude sur les marchés

  • Les investisseurs en actifs réels réalisent des bénéfices sur les sociétés minières aurifères qui ont connu une forte hausse grâce aux prix records de l’or. Les réallocations vers d’autres métaux précieux, tels que le platine et le palladium, jouent un rôle de diversification et devraient bénéficier des tendances structurelles favorables en matière d’offre et de demande.

Actions américaines

Marche arrière

  • Compte tenu de l’optimisme généralisé qui régnait en début d’année, les gestionnaires ont généralement repositionné leurs portefeuilles de manière plus défensive au cours du premier trimestre. Ce revirement s’explique par le repli des actions technologiques à très grande capitalisation et par les incertitudes entourant les politiques commerciales et monétaires, qui ont assombri les perspectives de croissance et les bénéfices des entreprises.

Incertitude de la politique commerciale

  • Au trimestre dernier, les gestionnaires s’attendaient à ce que des tarifs douaniers soient imposés secteur par secteur afin de favoriser la relocalisation de la production aux États-Unis. À la place, la politique tarifaire « réciproque » généralisée de l’administration Trump et la guerre commerciale à coups de représailles avec la Chine devraient désormais bouleverser les chaînes d’approvisionnement, créant une incertitude importante tant pour les dirigeants d’entreprises que pour les gestionnaires en actions.
  • Face à un éventail plus large de scénarios politiques possibles, les gestionnaires orientent leurs portefeuilles vers des titres nationaux et défensifs, tout en réduisant leur exposition aux valeurs cycliques et en renforçant leur position dans les secteurs épargnés par les tarifs douaniers.

Incertitude sur les marchés

  • Les annonces de politiques gouvernementales entretiennent également l’incertitude sur les marchés financiers, en raison de la hausse des taux d’intérêt et des écarts de crédit, ainsi que de l’absence de consensus sur les marges et les valorisations, ce qui a compromis la reprise largement anticipée des fusions-acquisitions avant même qu’elle ne débute.
  • Les gestionnaires réduisent leur exposition aux actifs des marchés financiers, tels que les sociétés de capital-investissement et les banques d’investissement, qui devaient auparavant bénéficier de la situation, ainsi qu’au secteurs des services financiers en général, compte tenu de l’augmentation du risque de crédit.

Encore un faux espoir pour les petites capitalisations

  • Les actions à petite capitalisation devaient bénéficier de la réorientation de la production vers le marché intérieur, de l’assouplissement de la réglementation et de la hausse des activités de fusions et d’acquisitions. Avec le renversement de ces tendances, les actions à petite capitalisation ont de nouveau enregistré un rendement inférieur à celui de leurs homologues à grande capitalisation.
  • Bien qu’ils reconnaissent la valorisation historiquement faible des titres à petite capitalisation, tant en termes absolus que par rapport aux grandes capitalisations, les gestionnaires ne s’attendent toutefois pas à ce que ces titres affichent un rendement supérieur, tant que les incertitudes entourant la politique commerciale et la trajectoire des taux d’intérêt ne seront pas levées.

Actions des marchés émergents

Chine: Un sentiment positif malgré les préoccupations tarifaires

  • Technologie et innovation : le gouvernement chinois adopte une position plus favorable à l’égard du secteur technologique. Le lancement de DeepSeek a souligné la compétitivité de la Chine dans le domaine de l’IA et a ravivé l’intérêt pour le secteur technologique. Des modèles plus abordables pourraient encore réduire les coûts et permettre aux entreprises chinoises, en particulier celles les plus proches de la monétisation de l’IA comme les plateformes Internet, d’en tirer parti.
  • Reprise de la consommation : Les gestionnaires restent optimistes quant aux actions liées à la consommation, soulignant que les mesures de relance précédentes commencent à porter leurs fruits, à mesure que la confiance des consommateurs s’améliore.
  • Intérêt pour le secteur des véhicules électriques : La dynamique positive des secteurs de la technologie et de la consommation a également ravivé l’intérêt pour le marché chinois des véhicules électriques, certains gestionnaires considérant de plus en plus les constructeurs chinois comme des chefs de file du secteur.

Occasions de valorisation au Brésil

  • Le Brésil a connu d’importantes sorties de capitaux, en raison des dépenses budgétaires, de la politique des taux d’intérêt et des incertitudes politiques. Toutefois, la faiblesse des valorisations et la possibilité d’un changement de pouvoir après l’élection présidentielle de 2026 ont ravivé l’intérêt des investisseurs, même si des incertitudes subsistent quant au calendrier.

Premiers signes d’un ralentissement de l’inflation en Inde

  • Le rendement inférieur persistant du marché indien, combiné à des signes économiques positifs tels que la modération de l’inflation, commence à attirer les investisseurs vers les occasions offertes sur le marché intérieur, en particulier dans le secteur des services financiers

L'Afrique du Sud reste un point lumineux

  • Les gestionnaires restent optimistes vis-à-vis de l’Afrique du Sud, les investisseurs estimant que le pays pourrait continuer à bénéficier d’un environnement favorable aux cours de l’or et des métaux précieux.

Marchandises: Opinions favorables sur le cuivre et le lithium

  • De nombreux investisseurs maintiennent une opinion positive sur les marchandises, en particulier le cuivre et le lithium, en raison de facteurs structurels favorables à leur croissance, soutenus par des déséquilibres anticipés entre l’offre et la demande.

Positions longues/courtes sur les actions

Réduction de l’exposition brute et nette

  • Les ratios mondiaux entre les positions longues et courtes ont atteint leur plus bas niveau en cinq ans, ce qui reflète une forte préférence pour la préservation du capital et une réduction de l’exposition aux secteurs cycliques, notamment ceux de la consommation et des logiciels

Réduction de l’exposition au momentum

  • Les fonds spéculatifs ont considérablement réduit leur exposition aux actions à fort momentum, enregistrant leur plus forte baisse mensuelle depuis 2010.

Ajustements sélectifs sur les marchés asiatiques

  • Les fonds ont considérablement réduit leur exposition aux actions technologiques chinoises en raison des nouvelles inquiétudes liées à la réglementation et à la volatilité des marchés, inversant ainsi la tendance haussière observée auparavant.

Actions européennes et britanniques

Amélioration de la situation conjoncturelle et bazooka budgétaire en Allemagne

  • Les indicateurs cycliques (tels que l’indice des directeurs d’achat, la croissance des prêts et le chômage) s’améliorent, et les baisses de taux en cours de la Banque centrale européenne (BCE) devraient soutenir davantage la croissance en Europe. De plus, les récentes élections allemandes ont réservé une surprise positive, la nouvelle coalition centriste s’étant entendue sur un assouplissement des règles budgétaires ainsi que sur un important plan de relance budgétaire de 500 milliards d’euros. Les gestionnaires s’attendent à ce que cet environnement profite aux secteurs cycliques (l’industrie, les matériaux, les banques et les services publics, etc.), qui demeurent très bon marché par rapport à leurs niveaux historiques.

Les titres à petite capitalisation pourraient-ils en sortir gagnants?

  • Les grandes entreprises ont été les principales bénéficiaires de la mondialisation. Cependant, les investisseurs en actions considèrent le retour d’un environnement marqué par des barrières commerciales plus élevées, voire un certain protectionnisme, comme un facteur favorable aux entreprises de plus petite taille axées sur les marchés domestiques. Ces entreprises seraient moins touchées par l’incertitude entourant le commerce mondial ou le ralentissement économique aux États-Unis et en Chine.

« Grande qualité à bas prix » : le compromis idéal pour les investisseurs britanniques

  • Le rendement inférieur des titres britanniques axés sur le marché intérieur ainsi que des petites et moyennes capitalisations crée des occasions de sélection parmi les chefs de file du marché qui ont été liquidés au même titre que leurs pairs de moindre qualité. Les titres exposés à la consommation ont été particulièrement touchés par les craintes liées à l’inflation et à la croissance, mais on estime que ces conditions finiront par renforcer les titres les plus solides. Les investisseurs trouvent des occasions dans les entreprises de premier plan qui sont également les moins coûteuses et les mieux placées pour défendre leurs marges et leurs volumes, en particulier dans des secteurs tels que l’alimentation et les boissons et la vente au détail de vêtements. La volatilité accrue des marchés peut offrir des occasions d’accéder à ces titres à des niveaux de valorisation attrayants dans une perspective à moyen et long terme.

Actions japonaises

Augmentation significative de l’incertitude en raison des tarifs douaniers imposés par Trump

  • Bien que de nombreux gestionnaires demeurent relativement optimistes quant aux perspectives à long terme des banques, certains réduisent leur exposition en prévision d’un rythme plus lent de normalisation de la politique monétaire par la Banque du Japon.
  • En outre, un nombre croissant de gestionnaires anticipent un renforcement du yen par rapport au dollar américain, en raison de la baisse de confiance envers le billet vert ou d’un éventuel resserrement des écarts de taux d’intérêt. Cela a entraîné un repli des actions orientées vers la demande intérieure, soutenu par les anticipations d’une reprise de la croissance des salaires réels.
  • Dans ce contexte d’incertitude accrue et de difficulté à anticiper les tendances macroéconomiques, les gestionnaires concentrent de plus en plus leurs efforts sur des occasions propres à chaque action.
Japanese Wage Growth and CPI Trends Chart

Inquiétudes croissantes face à la concurrence des fabricants chinois

  • Les fabricants japonais, en particulier dans les secteurs de la technologie et de l’automobile, sont sous pression alors que la Chine intensifie ses efforts en faveur de la production nationale. Cette évolution menace la part de marché et le pouvoir de fixation des prix des entreprises étrangères opérant dans l’industrie manufacturière chinoise.
  • Alors que de nombreux investisseurs réduisent leur exposition à la technologie, certains gestionnaires axés sur la valeur ajoutent de manière sélective des actions qu’ils estiment résistantes face à la concurrence croissante des entreprises chinoises, grâce à des valorisations attrayantes.

Actions canadiennes

Réduction de la cyclicité

  • Les investisseurs privilégient les entreprises plus défensives dont les profils de demande sont stables, telles que les biens de consommation de base et les services publics.
  • À la marge, ils profitent de la volatilité du marché et de la faiblesse des prix pour se détourner des secteurs plus cycliques, tels que la consommation discrétionnaire et l’énergie, au profit d’actions comparables présentant un effet de levier plus faible et des bilans plus solides (et, dans le cas des actions du secteur de l’énergie, des dividendes plus élevés).

Perspectives positives pour l’or et les métaux

  • Les matières premières ont été le secteur le plus performant au premier trimestre, sous l’effet d’une flambée des prix de l’or alors que la volatilité liée à l’incertitude des tarifs douaniers persistait. Les gestionnaires augmentent leur exposition aux sociétés de redevances minières liées à l’or et aux métaux précieux en raison de leur nature défensive, s’attendant à la persistance de l’incertitude autour des tarifs douaniers et de l’inflation à court terme.
  • Alors que les sociétés minières aurifères sont privilégiées en tant que couverture contre l’inflation, les investisseurs continuent d’être optimistes quant à l’occasion de croissance pluriannuelle que représentent les sociétés minières de cuivre.

Occasions et rotations au sein du secteur des services financierss

  • Les gestionnaires profitent de la volatilité pour ajouter des titres à croissance séculaire à long terme dans le secteur des services financiers, en particulier dans la gestion de patrimoine et les gestionnaires d’actifs alternatifs.

Occasions dans le secteur des technologies de l’information

  • Bien que les perspectives générales des investisseurs en ce qui concerne les technologies de l’information restent prudentes, les gestionnaires surveillent le secteur à la recherche d’occasions d’achat potentielles à mesure que les valorisations deviennent plus attrayantes.

Des scénarios défensifs idiosyncrasiques

  • Dans un contexte de volatilité accrue et de craintes de stagflation, les investisseurs recherchent des valeurs défensives et idiosyncrasiques, en particulier dans le secteur industriel, qui peuvent évoluer indépendamment de l’environnement économique général.

Actions australiennes

Des actions défensives attrayantes

  • Les gestionnaires détiennent des sociétés qui, selon eux, se comporteront mieux dans un contexte de ralentissement économique. Cependant, la définition de ce qui est considéré comme défensif varie. Les actions des mines d’or sont généralement considérées comme défensives, car leurs prix évoluent en phase avec le cours de l’or.
  • Bien qu’historiquement défensifs, les biens de consommation de base inquiètent certains gestionnaires, en raison d’une concurrence accrue et d’une baisse potentielle de la demande. En revanche, les biens de consommation discrétionnaire et les entreprises industrielles à faible effet de levier, capables de maintenir leurs marges et proposant des produits de qualité, sont considérés comme attrayants.

Évaluation de l’impact des tarifs douaniers

  • Les gestionnaires examinent l’impact des tarifs douaniers américains sur les entreprises, y compris l’impact direct et l’impact secondaire d’une récession économique aux États-Unis. Peu de sociétés devraient être directement touchées, car la majorité des actions australiennes sont soit axées sur le marché intérieur, soit ne réalisent qu’une faible part de leur chiffre d’affaires à l’exportation vers les États-Unis. Certaines entreprises devraient en revanche en bénéficier, soit en raison de la baisse du dollar australien qui rend les produits moins chers, soit en raison d’une demande accrue de la part d’autres pays appliquant des tarifs douaniers réciproques sur les produits américains. Les gestionnaires ne négocient toutefois pas de manière active, en raison de l’incertitude quant à l’issue de la question tarifaire.

Préparation aux mesures de relance de la Chine

  • Les positions en métaux industriels et en sociétés minières, en particulier les producteurs de minerai de fer et de cuivre, sont maintenues. Les gestionnaires considèrent ces sociétés comme attrayantes sur la base de fondamentaux ascendants et observent qu’une nouvelle offre significative de minerai de fer ne se présentera pas avant 2026, ce qui soutient les prix du minerai de fer de l’année en cours. Les investisseurs s’attendent à un rebond si le gouvernement chinois prend des mesures de relance pour soutenir son économie.

Actifs réels

FPI cotés et non cotés : des occasions tactiques au sein des FPI cotés

  • Les transactions quotidiennes sur les FPI cotées reflètent le risque et la volatilité en temps réel, ce qui offre actuellement un paysage opportuniste pour les gestionnaires actifs de FPI par rapport aux valeurs d’actifs privés plus stables.
  • Les valorisations continuent de favoriser les FPI cotées.
  • Les investisseurs s’attendent à ce que le volume des transactions dans l’immobilier privé reste faible en 2025, car les participants au marché retardent leur prise de décision en raison de l’incertitude géopolitique et du marché.
  • Les gestionnaires s’attendent à ce que la dispersion des performances sectorielles s’élargisse.

Immobilier coté : une incertitude optimiste

  • L’impact direct des tarifs douaniers sur les FPI devrait être négligeable en raison de l’orientation domestique des FPI, mais une guerre commerciale a le potentiel de restreindre les investissements en capital, en particulier dans les secteurs industriels et logistiques.
  • Malgré l’incertitude macroéconomique, des baisses de taux sont anticipées plus tard en 2025, ce qui devrait servir de vent favorable aux FPI.
  • Les gestionnaires sont plus optimistes en ce qui concerne les résidences pour aînés, où le vieillissement de la population devrait dépasser l’offre au cours de la prochaine décennie
  • Les investisseurs immobiliers délaissent légèrement les États-Unis au profit de l’Europe et du Royaume-Uni, où ils ont décelé des valorisations attrayantes.

Infrastructures : le Royaume-Uni ouvre les robinets

  • Les gestionnaires ont surpondéré les sociétés britanniques de distribution d’eau, car ils s’attendaient à ce que le régulateur autorise des rendements accrus afin d’encourager les dépenses d’investissement nécessaires à l’amélioration du fonctionnement et de la résilience des réseaux d’approvisionnement et d’assainissement de l’eau. Cela s’est avéré exact, puisque l’Ofwat, l’organisme britannique de régulation de l’eau, a augmenté les rendements autorisés pour le secteur à la fin du mois de décembre 2024. Les gestionnaires conservent leurs avoirs en raison de la nature défensive des services publics de l’eau.
  • Dans l’ensemble des régions, les gestionnaires s’attendent à ce que l’impact direct de l’augmentation des tarifs douaniers imposés par les États-Unis soit faible, compte tenu de l’orientation domestique et monopolistique de la plupart des secteurs d’infrastructure.

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