Août 2020
Les marchés actions internationaux plus forts que la Covid.

La réouverture des économies s’est prolongée durant le mois d’août malgré la progression de la pandémie au niveau mondial. Les données économiques semblent toutes confirmer une récession moins grave qu’attendue du fait d’un fort rebond de l’activité économique. Les entreprises ont également été rassurantes dans leurs publications de résultats affirmant que la demande redevenait solide.

Commentaire de marché

Dans un environnement toujours volatile, les signes de reprise économique se sont multipliés durant le mois, attestant d’une reprise économique plus vigoureuse qu’attendue. Les Etats-Unis ont réussi à canaliser la seconde vague d’épidémie dans les Etats du sud, permettant ainsi à la courbe épidémique d’atteindre un nouveau point d’inflexion. L’agence américaine d’approbation des médicaments (la FDA) a donné son feu vert à l’utilisation du plasma pour traiter les patients atteints du Covid et l’Université d’Oxford a publié des premiers éléments probants concernant l’efficacité du vaccin développé conjointement avec AstraZenecca.

Que ce soit les ventes de détail, la production industrielle, les chiffres de l’emploi ou les indicateurs avancés (PMIs ou ISM), tous semblent montrer que la reprise économique est enclenchée de l’autre côté de l’Atlantique, et que cette reprise est plus rapide et plus forte qu’initialement escomptée. Dans ce contexte plutôt positif, l’administration américaine n’a pas réussi à se mettre d’accord sur un second plan d’aide aux entreprises et ménages les plus touchés par la pandémie. A noter que les deux grands partis américains ont tenu leur convention courant août, permettant ainsi la course à la Maison Blanche de commencer. En fin de mois, lors du sommet des banquiers centraux de Jackson Hole (Oklahoma), le président de la Réserve Fédérale a affirmé que la première Banque Centrale mondiale allait désormais infléchir ses priorités, avec notamment un objectif d’inflation « moyen » plutôt qu’instantané. Cela signifie que la Fed pourrait accepter une inflation plus élevée dans les prochains mois avant de normaliser sa politique monétaire ultra accommodante.

En Europe, les données économiques ont également été rassurantes, même si la zone Euro devrait connaître la plus forte contraction économique de son histoire moderne. Les espoirs de vaccins ont effacé le risque de « seconde vague » malgré la progression régulière du nombre de personnes infectées sur le continent européen. Les discussions avec le Royaume-Uni sur les termes du commerce post-Brexit demeurent bloquées et pourraient constituer une source de volatilité d’ici à la fin de l’année.

La baisse du dollar s’est confirmée durant le mois d’août du fait du changement de politique monétaire américaine. La force relative de l’Euro pourrait peser sur la reprise économique de la zone Euro et demeure une zone de vigilance pour la BCE.

Les marchés émergents et le Japon ont également bénéficié du ralentissement de la progression virale. La demande externe ayant un fort impact sur l’activité chinoise et japonaise. A noter la démission surprise du premier ministre Shinzo Abe en fin de mois pour raisons de santé. Après 8 années aux commandes de l’économie nipponne et l’artisan des mesures de lutte contre la déflation (Abenomics), sa démission surprise a pesé sur le Yen.

Le recul généralisé de l’aversion au risque s’est également matérialisé sur les marchés du crédit, qui ont bénéficié de l’environnement favorable à la prise de risque. Les taux de défaut semblent être contenus à ce stade, hormis dans les secteurs fortement impactés par la crise sanitaire (énergie, tourisme & loisirs notamment). Les marchés de la dette émergente ont particulièrement bien réagi aux annonces de la Réserve Fédérale concernant les ajustements de sa future politique monétaire.

Les marchés actions ont été fortement polarisés durant le mois entre les valeurs technologiques dites de croissance et le reste de la cote. Les valeurs de croissance ont continué à fortement progresser durant le mois du fait du risque de « seconde vague » ainsi que d’un afflux de capitaux vers ces valeurs (notamment de la part de spéculateurs américains). Les valeurs décotées ont quant à elles souffert du fait de la perspective de taux « lower for longer » et d’une courbe des taux très aplanie. Ainsi, les valeurs américaines affichent la plus forte hausse sur le mois (en progression de 6,2% en Euros en raison du poids prépondérant des valeurs technologiques) atteignant ainsi des nouveaux plus hauts historiques. Le Nasdaq quant à lui se distingue par une progression de près de 40% depuis le début de l’année en devises locales !

Le marché japonais a également fortement progressé, suivi par la zone Euro, pénalisée toutefois par le fort poids des valeurs financières dans les indices. Sur le mois l’indice MSCI World, progresse lui de 5,5% en Euros et affiche une baisse de « seulement » 1,1% depuis le début de l’année.

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Merci de noter que tout investissement comporte des risques, notamment celui de perte de capital.

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